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Le Pakistan a un passé et une histoire culturelle très liés à l’Inde. Que ce soit la musique, le cinéma, la gastronomie, la littérature, les deux pays sont les héritiers de la même histoire commune, ils ne se sont séparés qu’en 1947, après le départ des anglais. Mohamed Iqbal, éminent penseur, philosophe, visionnaire et poète est le père de la littérature ourdou mais également persane. Les Pakistanais ont gardés une grande tradition des Mushaherah (Réunions poétiques), un goût pour la musique soufie et un certain raffinement qui datent de l’époque moghole. Le grand représentant de la musique soufie pakistanaise est Nusrat Fateh Ali Khan, qui a fait connaître l’art de la Qwali dans le monde entier. Le pays étant très empreint d’islam soufi, le culte des saints (pirs) y est très répandu, cela malgré un retour de l’islam conservateur. Les Urs (procession annuelle des saints) sont des moments de grande dévotion mais également l’occasion de fêtes populaires, au cours desquelles il y a des concerts de musique mystique. Le Pakistan a également un riche patrimoine architectural hérité des Moghols. Parmi les plus impressionnants, il y a la Badshaî masjid, qui fut longtemps la deuxième mosquée la plus grande au monde, en brique rouge et marbre blanc avec des mosaïques incrustées, et sans doute une des plus belles mosquées au monde. Il y a également les Shalimar bagh, les fameux jardins de Shalimar datant de l’époque moghole, lorsque Lahore était la ville impériale. La ville de Lahore reste toujours la capitale culturelle du pays. Dans la splendide mosquée de Wazir Khan à Lahore, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture passe, comme ailleurs, par les versets du Coran. L’industrie du cinéma y est très développée, malgré un certain déclin ces dernières années dû à la concurrence du cinéma indien. Toutefois, le Pakistan produit davantage de films et de feuilletons télévisés (Dramma) qui reflètent la société pakistanaise avec réalisme ou humour et se démarquent des histoires à l’eau de rose et stéréotypées de Bollywood. Le théâtre connaît également un grand essor avec des auteurs contemporains comme Shamshir Haider Shah.
Célébré dans l’ensemble du pays, le Ramadan impose aux croyants de jeûner du lever au coucher du soleil. Les dates changent chaque année en raison des différences entre le calendrier islamique et le calendrier grégorien. Les deux ou trois jours de festin de l’Aïd al-Fitr marquent la fin de cette période de jeûne. Sont également célébrés, l’Aïd al-Adha durant lequel des animaux sont abattus et la viande partagée avec les proches et les indigents, ainsi que l’Aïd-Milad-un-Nabi (autrement appelée Mouloud) qui célèbre l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.
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