Fêtes et festivals Myanmar (Birmanie)

Les fêtes tiennent une grande place dans l'art de vivre des pays que nous visitons  : fêtes familiales et religieuses où la gastronomie joue un grand rôle, les fêtes du Nouvel An qui diffèrent d'un pays à l'autre, les fêtes profanes proches de nos carnavals. En période  de fête le pays est transcendé par la liesse populaire et les rituels nous plongent dans un dépaysement complé.

Musique royale « Au-delà des influences anciennes et de sa propre évolution au cours des temps, la musique birmane possède une originalité jalousement conservée et une remarquable vitalité qui, de même qu’à Bali, en fait une des dernières grandes traditions vivantes de l’Asie du Sud-Est. » Geneviève Dournon, ethnomusicologue, Directrice des spectacles –Musée des Arts Asiatiques de Nice

Le répertoire de la musique birmane est immense. Il consiste en plusieurs centaines de mélodies transmises de manuscrits en manuscrits depuis plusieurs siècles et regroupés dans 2 ouvrages fondamentaux : le Maha Gita et le Gita Wi Htou Théni. Pratiquement toute la musique birmane est d’origine vocale. Très souvent, les musiciens appartenant ? des familles renommées de musiciens connaissent par cœur les chants qu’ils se transmettent oralement de père en fils. Si la musique birmane a pendant son histoire connu les influences des musiques indiennes, elle semble aujourd’hui davantage se rapprocher d’un espace musical homogène englobant la Thaïlande, le Cambodge (les orchestres classiques khmer Pinpeat et thaï Piphat possèdent également des séries de gongs aux sonorités « cristallines ») d’une part, la Malaisie et l’Indonésie d’autre part (Gamelan).

La musique birmane se divise en 2 genres majeurs : la musique de plein air, jouée en extérieur avec des instruments à sons puissants (percussions, hautbois) accompagnant le plus souvent le répertoire de danse classique, les spectacles de marionnettes, les défilés royaux et les fêtes religieuses. Parallèlement, la musique de chambre qui se jouait dans les appartements royaux apporte un contrepoint et met en valeur les remarquables instruments naviformes à sons doux, la harpe Saung Gauk et le xylophone Patala, ainsi que la flûte Khlui dont le son si léger semble couler comme une rivière soulignant la grâce et le raffinement des ornementations à la harpe. Les 3 modes principaux à partir desquels dérivent les autres modes de la musique birmane sont thanyu, autpyin et pulé. S’accompagnant de la harpe, la chanteuse, à la voix extrêmement suave, puise son inspiration aux sources de l’amour et de la nature ou encore relate l’histoire des villes royales et de leurs souverains (Bagan, Mandalay).





   

 
 

 
 




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